Syndrome de Stockholm.

Avis sur Patty Hearst

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En 1974, Patty Hearst, la petite-fille du magnat de la presse Randolf Hearst, fut enlevée par l' Armée de libération symbionaise (ALS). Prise en otage, elle se décide à se joindre à eux pour commettre leurs méfaits.

J'ai l'impression que Paul Schrader ne fut jamais plus intéressé que quand il filme cette actrice, Natasha Richardson, qui est vraiment formidable, et porte le film sur ses épaules de par sa forte implication.
Tout au long du film, le doute est permis sur les motivations de la demoiselle ; est-elle tombée amoureuse de ses ravisseurs (syndrome de Stockholm) ou s'est-elle jointe à eux dans le but de les quitter plus tard ? Ou, et c'est la thèse privilégiée par le film, a-t-elle été séduite par l'engagement de ces soldats, épris des convictions de Che Guevara et de combattre l'univers aisé dans lequel elle avait vécue jusque alors ?

L'histoire est vraiment intéressante, mais elle se devait d'être bien filmée. Quand on voit les filtres rouges ou bleus, et les vénitiennes, pas de doute, on est en 1988. Je me doute aussi que le budget du film soit très réduit, car on est très souvent dans des lieux clos, assez peu éclairés. Et il faut dire que le reste des acteurs joue assez mal, en en faisant des tonnes quand ils réussissent leurs braquages.

Je le répète, c'est vraiment l'histoire qui m'a plu, davantage que la réalisation. Mais surtout, quelle actrice que cette Natasha Richardson ! Rien que la scène finale de confession vaut au film d'être regardé.

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