De belles lumières

Avis sur The Descent

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Une chose vraiment appréciable dans ce film est le travail fait sur la lumière. Une lumière qui a son importance dans les décors du film puisqu'elle permet de se repérer et de comprendre comment les grottes sont faites. Ainsi on retrouve des effets vraiment réussis, autant sur les couleurs que sur l'utilisation du décor et des parois, que l’œil distingue seulement grâce à la lumière qui y pénètre. Un bon point pour les techniciens donc.

Le reste ? Nul. Une abondance de cliché. Une fausse originalité : celle de choisir un groupe de femme pour héroïnes. Fausse car on avait déjà vu ça avec des hommes dans The Thing de Carpenter, et en plus de ça c'est mal exploité car ces femmes répondent toutes à un cliché.
La trame est tellement facile qu'elle en est lourde. Une famille, un accident, un traumatisme, HOP ELLIPSE, on retrouve notre héroïne traumatisée un an plus tard qui est tout à fait open pour aller fouiller des grottes avec des femmes qui sont censées être ses amies ? Vraiment ? Elles sont toutes copines ? Ou la lesbienne rebelle est-elle la seule à être nouvelle ? On sait pas trop, on s'en fou, on fonce dans les grottes sans avoir posé pour autre contexte que cette tragédie et on commence les choses sérieuses. Un background et des bases assez vites traitées donc, à un tel point qu'on s'en branle un peu de la fille décédée puisqu'on ne la connu que pendant quelques secondes.
Si c'est pour mal faire les choses, autant ne pas les faire, et mieux vaut se contenter sur les péripéties : La descente
A ce niveau c'est réussit. On ressent assez vite la claustrophobie, l'histoire n'aurait du jouer que là-dessus. Des femmes enfermées dans une grotte, ça aurait été sûrement plus efficace que ce qui arrive après.

Dès que les monstres débarquent, la grotte n'effraie plus. Les femmes s'éparpillent et se font zigouiller assez vite. Il n'est alors plus question d'éboulement, d'oxygène, de perte d'orientation, il est juste question de "Oh My God ! Fuyez ! Ils sont partout ! Et ils nous bouffent !" Ça devient rapidement bordélique. Le potentiel de groupe s'évapore en une scène. On se retrouve avec quatre meufs qui se séparent puis qui se retrouvent puis l’héroïne devient complètement conne et pète un câble. Elle qui jusqu'alors était timide et réservée, se met à punir sa copine en lui trouant la jambe et en la laissant en proie aux monstres. Gros moment what te fuck ! Un adultère mérite-t-il telle punition ?

Et puis voilà quoi. Record du changement de personnalité : La meuf est timide le matin et barbare assoiffée de sang le soir; et se suffit de quelques minutes de transition.

La fin éjecte tout ça assez rapidement. C'est très lourd et très con et de toute façon on a envie que ça finisse.
Ça ne fait pas une seule fois peur, ya juste quelques moments de stress, on sursaute souvent (et on sursaute pour des trucs débiles, ça me saoule ces films qui ne jouent que sur ça ! et surtout quand ça n'a pas d’intérêt !) et on passe de scènes en scènes, plus débiles les unes que les autres sur les 45 dernières minutes du film.

Les monstres des grottes ne rentreront jamais dans le panthéon des meilleurs monstres, ils iront rejoindre les ratés.

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