Amour Cannibale

Avis sur The Neon Demon

Avatar Hugo Remy
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Le nouveau film de Nicolas Winding Refn, renommé (un peu) présomptueusement NWR, a frappé dans notre coeur. Claque artistique et bandes-sons (signées Cliff Martinez (Drive), The Neon Demon est une oeuvre aboutie.
Certains n'aiment pas The Neon Demon, pour son incompréhensibilité, mais nous, on aime ce manque de sens. Les scénarios de Refn ne sont jamais réellement aboutis, et dans Drive, on était sur notre fin. S'en suit Only God Forgives, beauté insolente mais manque cruel d'aboutissement. Comme si le film était un peu bâclé, Refn ne repart pas à zero après l'échec d'Only God Forgives, non, si le succès de Drive (Prix de la mise en scène à Cannes) avait conquis la Presse et le public, NWR voulait faire quelque chose de nouveau, où les avis seraient mitigés. Avec The Neon Demon, sélectionné à Cannes 2016, le film sera rejeté et hué par ce public. Nous, on le verra un mois plus tard, et ce sera une grosse claque.
The Neon Demon est aussi beau qu'un diamant. Les plans sont millimétrés et orchestrés. Si les dialogues sont rares, tout passe par l'expression des visages de femme, femme, centre d'intérêt direct du film. Entre nécrophilie, cannibalisme, Refn dépeint le monde de la mode et de la publicité avec une dérision déconcertante.
La force du film relate aussi avec des musiques psychédéliques. Signé Cliff Martinez, les musiques transpersent le film. Des vibrations électroniques se font ressentir, on se sent bien face à cette symphonie, une B-O originale signée Sia.
The Neon Demon est donc une merveille, capable de nous scotcher contre notre siege de cinéma. La seule chose qu'on se dit a la fin du film: "Encore!!"
Film polychromatique, psychédélique, on aime ou on aime pas, ce qui c'est est sûr, c'est que meme si certains détestent le film, on ne peut rester insensible a la beauté cinglante d'une fresque cinématographique.

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