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Trapeze Disrobing Act par Zogarok

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Charmion (Laverie Vallee en civile) était une trapéziste américaine particulièrement musclée, d'après les images promotionnelles circulant à son sujet (c'est moins évident sur l'écran). Elle a gagné en renommée en 1901 grâce à sa participation à Trapeze Disrobing Act, film réalisé par le tandem Edwin S.Porter/George S.Fleming (alors connus pour The Artist's Dilemma) et produit par Thomas Edison (qui a lancé le Kinétoscope).

Elle y fait un strip-tease dans une salle de spectacle, à l'adresse d'un public indéterminé. Deux hommes s'échauffent sur le balcon pendant qu'elle accomplit son numéro, parfois périlleux (la balançoire est autrement plus haute que dans Mystic Swing). Ce minuscule public aurait été intégré pour ne pas offenser la pudeur du spectateur. Il donne également une justification au voyeur. Cette auto-censure a en tout cas un bon argument en sa faveur, puisque la configuration du plan permet d'éviter la monotonie dans l'action et la banalité dans le 'format'.

La même année Edwin S.Porter réalise un autre film à teneur érotique, What Happened on Twenty-third street, New York City, centré sur un soulèvement de jupe similaire à celui de Sept ans de réflexion (1955), fournissant une image culte de Marilyn Monroe. Dans les deux cas cet érotisme reste bien tempéré par rapport au premier film connu dans le registre, Après le bal (1897) de Méliès où s'affiche le cul nu de sa future femme. Edwin S.Porter réalisera ses films les plus marquants peu de temps après (1903) : The Life of an American Fireman et surtout The Great Robbery Train, précurseur du plus américain des genres cinématographiques : le western.

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