👉 20 mai : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Un film rendu culte grâce à la rencontre Gabin-Bébel sous la houlette de Verneuil. Whisky !

Que reste-t-il de "Un singe en hiver" 53 ans après sa sortie ? Pas grand chose. Henri Verneuil, déjà passé par la case Fernandel ("Le mouton à cinq pattes", "La vache et le prisonnier"), s'empare de Belmondo tout juste après le succès de société "A bout de souffle", ainsi que du "Président" Jean Gabin. Ce duo, mémorable pour les joutes verbales orchestrées avec maestria par Audiard lui-même, permet encore aujourd'hui de ne pas raccrocher immédiatement. Tout comme Noël Roquevert ("Le corbeau", "Les diaboliques", "Les barbouzes"...) dans son personnage d’hurluberlu qui fait sauter à grands coups de pétards usés le village normand dans lequel il tient boutique. Usée, la mise en scène l'est aussi. Désolé Monsieur Verneuil, mais vos "Mélodie en sous-sol", "Peur sur la ville" et autres "Clan des siciliens" sont beaucoup plus rythmés. Alors oui, le sujet (l'amitié ne s'attrape pas comme un verre de vin) ne se prêtait sans doute pas à un exercice de style, mais je m'attendais à un Verneuil en bonne et due forme. Je me suis certes ennuyé mais j'ai pu attendre la fin car il s'agit d'un Verneuil qu'on boit jusqu'à la dernière goute, comme tout film culte populaire qui se respecte. Et "Un singe en hiver" est d'abord un film culte pour le duo formé par Gabin-Bébel (ce dernier nous offrant une séquence de toréador de voitures dans les rues du village), et un film populaire car il respecte le schéma traditionnel réalisateur/acteurs/dialoguiste connus de tous. Ce film basé sur l'amitié d'un marginal et d'un hôtelier (ayant juré de ne plus boire d'alcool) nous tient le cou en l'air le temps d'ingérer le contenu du contenant puis se dissipe une fois la digestion entamé. Pour une culture cinéphilique française incontournable. Les autres, direction l'Espagne ou... le Yang-Tsé-Kiang ! Spectateurs, la monnaie de singe est de vigueur ce soir.

brunodinah
4
Écrit par

il y a 3 ans

1 j'aime

1 commentaire

Un singe en hiver
SBoisse
10

Un singe en hiver : un chef d’oeuvre à déguster avec modération

Quelle belle rencontre que celle de trois monstres sacrés du Septième art gaulois – Henri Verneuil, Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo – et de deux des plus fines plumes de notre littérature...

Lire la critique

il y a 6 ans

65 j'aime

7

Un singe en hiver
Alexandre_Bainé
10

Vague à l'âme

Adapté du roman éponyme d'Antoine Blondin ayant reçu le prix Interallié en 1959, Un singe en hiver réunit pour l'unique fois la star du cinéma français et la vedette de la Nouvelle Vague. Au début du...

Lire la critique

il y a 7 ans

65 j'aime

13

Un singe en hiver
JZD
10

Mourir saoûl, c'est mourir debout !

Je vous accorde que j'avais sans doute terriblement soif, avant de commencer ; peut être que le film ne vaut pas tant, mais est-ce important ? Ce film est la rencontre entre deux alcoolismes, entre...

Lire la critique

il y a 10 ans

64 j'aime

17

Scanners
brunodinah
8
Scanners

La 'piquouse' de David Cronenberg nous assome en présence de Michael Ironside. Coup de terreur !

D’après ce que j’ai pu relever, « Scanners » serait le huitième long-métrage de David Cronenberg et s’inspire d’un scandale sanitaire (sur la thalidomide) ayant marqué le Canada à la fin des années...

Lire la critique

il y a 1 an

5 j'aime

7

Predator
brunodinah
8
Predator

Chef d'oeuvre du fantastique de John McTiernan avec Schwarzy : à voir de toute urgence !

Véritable chef d'oeuvre du fantastique ! Seulement le deuxième long-métrage en 1987 avant Piège de Cristal. Et quel talent de la part de John McTiernan (explosions, fusillades...) ! Un scénario...

Lire la critique

il y a 3 ans

5 j'aime

3

Crawl
brunodinah
6
Crawl

Un futur classique du film catastrophe ? Alexandre Aja lâche ses alligators...

Oui, en ce moment je m’abreuve de la carrière de Spielberg avec des films que j’ai sélectionnés. Cela ne m’empêche pas de faire un détour par la case Aja avec le passage de « Crawl », samedi soir sur...

Lire la critique

il y a 2 ans

4 j'aime