Notes sur le film : Sur une idée similaire à Une Bataille après l’autre (2025) de Paul Thomas Anderson, Sidney Lumet propose un film où d’anciens militants d’extrême gauche, qui se sont adonnés au terrorisme, subissent leur ancienne vie dans leur quotidien, en étant constamment en fuite. Et leurs enfants avec eux.
Moins énervés, aventureux ou drôles que le PTA, A bout de course a pour lui une intensité impressionnante dans le mélodrame, sans que l’émotion ne passe via des scènes lourdes dans la démonstration, ou dans le lacrymal. A travers l’émancipation progressive et inéluctable d’un jeune homme doué (River Phoenix), Sidney Lumet observe une cellule familiale solidaire mais qui finit par s’écrouler de façon naturelle. Le cinéaste signe notamment deux séquences magistrales, l’une lors d’un anniversaire fêtée en musique, et l’autre du grand départ final, qui réconcilient avec une certaine idée de cinéma, pur tout autant que modeste, notamment visuellement. Du grand art.