A Barcelone, un commissaire de police qui ne fait pas dans la dentelle, joué par Bruno Cremer, se lie avec une prostituée jouée par Fanny Cottençon, arrêtée après un vol. Mais elle est liée avec un homme qui intéresse le flic, dans le sens où il sait la cachette pour un important stock d'armes. Mais celui-ci va être tué, poussant la jeune femme à la vengeance.
Sorti dans la lignée des polars des années 1980, A coups de crosse est coproduit par l'Espagne, et ça se remarque rapidement parce que ça se passe non seulement dans un Barcelone n'a rien de glamour tant ça sent la saleté, et que les autres acteurs et actrices sont espagnols.
Il y a quelque chose de violent, voire de malsain, dans le personnage que joue Bruno Cremer, qui aime jouir de son pouvoir de flic pour faire ce qu'il veut de cette femme, très bien incarnée par Fanny Cottençon. Cette violence se retrouve dans le reste de l'histoire.
Mais ce sont vraiment les deux seuls acteurs potables d'un film où les autres personnages, dont le compagnon de Cottençon, sont tous mauvais comme des cochons, quand ils ne font pas couler du sang qui ressemble à de la peinture. Quant à la mise en scène, dont le point culminant est un braquage par un groupe, il n'a vraiment rien de palpitant, et les armes donnent l'impression d'être des paintball avant l'heure.
Il y a donc cette curiosité de voir deux acteurs français jouer dans un autre pays (j'ai vu la version en espagnol, où ils sont mal postsynchronisés) dans un polar assez noir, et où bizarrement, la conclusion est assez réussie, car il y a un côté nihiliste qui en ressort, à l'image de ces derniers plans. Mais rien d'inoubliable selon moi.