Lockhart, un jeune cadre ambitieux de Wall Street, doit se rendre en Europe afin de retrouver son patron qui ne donne plus signe de vie. Il se retrouve alors dans les Alpes Suisses, au cœur d’un complexe hospitalier pour le moins étrange et inquiétant…
Gore Verbinski renoue avec le cinéma d’horreur 14ans après Le Cercle (2002). Entre-temps, il s’était consacré pleinement (entre-autres) aux trois premiers opus de la saga Pirates des Caraïbes. Avec A Cure for Life (2017), le cinéaste nous entraîne en plein cœur d’un cauchemar éveillé. Sublimé par de magnifiques décors extérieurs (un château) et des reconstitutions intérieurs (un centre thermal). Coproduction germano-américaine oblige, le film a été intégralement tourné en Allemagne, notamment au château de Hohenzollern à Hechingen, ainsi que dans le Beelitz-Heilstätten, un ancien hôpital militaire (où Adolf Hitler y a séjourné) et qui a été pour l’occasion intégralement reconstitué (numériquement aux studios de Babelsberg). Des décors grandioses et saisissants, jusqu’aux plans en extérieurs baigné d’une douce lumière que l’on doit au chef op’ Bojan Bazelli.
Si visuellement le film fait un sans-faute (la photo et le choix des cadres), cela ne sera pas le cas du côté du scénario qui a tendance à s’éparpiller et (surtout) à s’éterniser. Avec ses 150 minutes au compteur, on a parfois l’occasion de trouver le temps long, voir même de ne plus rien y comprendre. Mais malgré cela, ça n’empêche nullement de profiter pleinement de ce surprenant conte horrifico-gothique et son atmosphère malsaine et inquiétante.
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« Je peux vous poser une question Mr Lockhart ? Vous a-t-on déjà enfoncé une queue de 30cm dans les fesses ? Vous feriez un malheur en prison, Mr Lockhart. »
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