Décidément la fin de vie est à la mode au cinéma. Ces derniers mois plusieurs films ont situé leur histoire, ou sur le parcours vers un suicide assisté, ou au sein d'un établissement pour personnes âgées, ou au milieu de séniors en fin de parcours...
Ici Ruth ne sait pas qu'elle est concernée par un placement dans un établissement spécialisé, ou elle a oublié qu'elle l'était. Et pour cause, elle est vraisemblablement victime de la maladie d'Alzheimer, dont les effets et conséquences sont très bien rendus par la mise en scène et le jeu de l'actrice principale. Les spectateurs que nous sommes ressentent les malaises, les incompréhensions de Ruth.
Le fait que le tournage ait été réalisé avec un certain nombre de résidents et de soignants d'un établissement en exercice apporte énormément à l'atmosphère du film.
On ressent les tourments de Ruth, sa souffrance et parfois aussi sa gaieté, mais aussi les attitudes des soignants, l'inquiétude, la tristesse et le sentiment de culpabilité de Steve, le fils de Ruth.
Un jour dans notre vie nous serons, ou sommes déjà, à la place de Steve ou de Ruth, voire les 2.
Avec ce film juste et sensible, c'est déjà fait le temps de la projection.