Budd Boetticher, qui signe ici son premier western, n'a pas encore acquis la maîtrise de son art mais ce A feu et à sang annonce déjà les futurs westerns avec Randolph Scott. Goût prononcé pour la concision, action trépidante, impossibilité d'échapper à un destin écrasant, rédemption complexe, on retrouve de nombreux thèmes que le réalisateur développera dans ses films à venir.


Si celui-ci n'échappe pas à quelques maladresses et souffre parfois de son manque de moyens, certaines scènes ont un véritable souffle, les personnages sont d'une d'une richesse estimable pour une série B et le choix de filmer dans des décors atypiques (la rotonde ferroviaire notamment) constituent des atouts non négligeables.


Audrey Murphy, à l'aube de sa carrière cinématographique, est parfaitement crédible (il ne le sera pas toujours avec sa gueule d'éternel adolescent) et l'ensemble est vraiment très agréable à suivre. La fin, qui sent fort l'omnipotence de la production, et le tout début (mal fichu avec ses incohérences et son montage à la hache) gâchent malheureusement l'impression d'ensemble.

Play-It-Again-Seb
6

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Les meilleurs westerns

Créée

le 5 févr. 2021

Critique lue 77 fois

PIAS

Écrit par

Critique lue 77 fois

2

D'autres avis sur À feu et à sang

À feu et à sang

À feu et à sang

7

JeanG55

le 5 juin 2021

Suivre

A feu et à sang (the Cimarron Kid)

Il me parait intéressant de mettre en perspective deux westerns qui traitent le sujet Bill Doolin à quelques années d'écart : "the Doolins of Oklahoma" (1949) par Gordon Douglas et "A feu et à...

À feu et à sang

À feu et à sang

7

Michael-Faure

le 28 janv. 2025

Suivre

Premier western du grand Budd, avec Audie dans une variation sympathique sur le Doolin gang

"Cimarron Kid" est le premier western de Budd Boetticher, qui se révélera peu à peu être un génie du genre. Ce petit western de serie B, de chez Universal, annonce toutes les qualités du réalisateur...

À feu et à sang

À feu et à sang

6

Boubakar

le 12 août 2015

Suivre

Tagada, tagada, voilà les Dalton.

Durant les années 1950, Universal a produit énormément de westerns car les acteurs sous contrats étaient bon marché, le genre marchait très bien au cinéma, et ils se voyaient régulièrement au cinéma...

Du même critique

Le père Noël est une ordure

Le père Noël est une ordure

9

Play-It-Again-Seb

le 24 mars 2022

Suivre

Du culte en haut de la cheminée

La comédie est un art difficile et ingrat. Quand elle est ratée ou même moyenne, elle est plus vilipendée que les autres genres, sous prétexte qu’elle est prétendument moins ambitieuse et qu’elle...

Astérix et le Griffon - Astérix, tome 39

Astérix et le Griffon - Astérix, tome 39

7

Play-It-Again-Seb

le 22 oct. 2021

Suivre

Le retour de la griffe Goscinny-Uderzo

Depuis la reprise de la série par Ferry et Conrad, nos amis gaulois avaient une sacrée gueule de bois. La disparition de René Goscinny avait déjà très sérieusement entamé la qualité des albums même...

Terreur aveugle

Terreur aveugle

8

Play-It-Again-Seb

le 18 nov. 2022

Suivre

Bottes de cuir sans chapeau melon

Le sujet de la proie aveugle n’est pas entièrement nouveau puisqu’il a déjà été traité dans, notamment, Seule dans la nuit quelques années plus tôt. Le parti-pris de ce film écrit par Brian Clemens...