Note perso : critique rédigée à la première personne. Je ne vois pas pourquoi je parlerai au pluriel. À méditer.
Acteurs pas-forcément-hyper-connus-mais-qui-jouent-bien, succession de plans haletants. Au début je me disais « c'est un peu exagéré ces plans archi courts, la réalisation essaye de nous mettre le stress ». Et puis je me suis laissé embarquer. J'étais même à fond dans le film. Impossible de "déscotcher", même la pause pipi était inconcevable.
Le suspens est vraiment bien entretenu : « Que va-t-il se passer ? ».
Et pourtant, je suis comme pris au piège. Hold on, mais de quel piège, au fait ?
Avant d'aller plus loin dans cette critique, je demande (honte à moi) à une "intelligence artificielle générative" comment s'appelle cette technique de cinéma de répétition de scène sous l'angle de plusieurs protagonistes : « En cinéma, cela s'appelle souvent une "scène répétitive" » me dit-elle, « ou une "reprise scénaristique". Cela peut aussi être référencé comme une "multiperspective" ou une "narration polyphonique", où plusieurs points de vue sont explorés pour enrichir la narration. »
Ainsi, dans A House of Dynamites, où "plusieurs points de vue sont explorés pour enrichir la narration" j'ai comme la sensation que je tourne en rond. C'est normal, c'est le principe de la scène répétitive ; sauf qu'à chaque répétition je n'apprends rien de plus ! Tel personnage a une photo de famille sur son bureau lorsqu'il est en visio. Ok. Le film repart à zéro puis je découvre que ce personnage-ci essaye de joindre son entourage malgré sa très haute position hiérarchique. Super. Le film repart à zéro puis je vois que ce général colonel suprême ne pense qu'au match d'hier soir alors qu'une guerre se prépare et-que-finalement-il-aimerait-lancer-des-missiles-pour-tout-faire-pêter. Très bien... Puis le film repart à zéro. Encore et encore. Mais, pourquoi faire ?
Captif d'une sorte de film écrit comme une série volontairement inscrite dans une boucle infinie, je me demande comment tout cela va-t-il finir. Et le scénariste, qui doit bien s'arrêter à un moment, nous propose tout simplement de « couper ». Énorme frustration.
À part une petite mise à jour 2025 des belligérants, ce film va tellement moins loin qu'un Docteur Folamour (1964) ou un WarGames (1983). Et Idris Elba est bien moins convainquant en président qu'en Stringer Bell (The Wire, 2002).