La plupart des films de Kathryn Bigelow sont brillants et celui-ci ne fait pas exception.
C'est haletant et sous le vernis d'un divertissement à suspense, la réalisatrice nous donne toutes les cartes pour enrichir notre réflexion sur l'arsenal nucléaire, le mythe de la dissuasion virtuellement inaltérable, les protagonistes qui peuvent l'utiliser, l'escalade inévitable et la responsabilité de l'utilisation du feu nucléaire qui est confié à, ou confisqué par, une poignée d'hommes.
La fin (que je ne spoilerai pas) est pourtant la seule possible. La seule qui permette au spectateur de poursuivre sa réflexion. En espérant qu'il n'y ait pas qu'un seul Stanislav Petrov dans le monde...
PS1. L'incident de 1983 est évoqué.
PS2. On voit sur un mur la photo de la situation Room avec Obama, Biden, H. Clinton lors de l’opération Geronimo (clin d'oeil à son film Zero Dark Thirty)