La conception de A jamais est plutôt inhabituelle avec l'écriture du scénario (tiré d'un roman de DeLillo) par la comédienne principale du film, débutante dans les deux exercices. Par ailleurs, le film a été tourné comme en urgence, en 4 semaines au Portugal. Cela aurait pu donner un vrai caractère à A jamais qui, pourtant, en manque terriblement. Cette histoire de deuil, de fantôme et de maison plus ou moins hantée est hélas très désincarnée tant toute sa première partie est desservie par une absence de consistance qui se retrouve dans les jeux absents de Julia Roy et de Mathieu Amalric. Benoît Jacquot est un cinéaste qui se sort plutôt bien en général de l'abstraction or ici le halo mystérieux qui entoure les deux personnages principaux brouille la compréhension et, pire, ne donne aucunement envie d'en percer la vérité.

Cinephile-doux
3
Écrit par

Créée

le 7 déc. 2016

Critique lue 840 fois

Cinephile-doux

Écrit par

Critique lue 840 fois

D'autres avis sur À jamais

À jamais

À jamais

4

shanghai

le 6 juil. 2017

Suivre

Critique de À jamais par shanghai

Pour moi, l'élément le plus intéressant du film, c'est cette sublime maison et son décor intérieur. Elle est plutôt bien exploitée et certains plans sont tout simplement somptueux. En ce qui concerne...

À jamais

À jamais

6

Marlon_B

le 7 juin 2017

Suivre

Fantasmagorie

Avec une économie de moyens, une poignée d'acteurs et une intrigue plutôt simple, Benoît Jacquot parvient à réaliser un film juste, profond et intérieur, se distinguant du précédent Journal d'une...

À jamais

À jamais

5

Charles_Dubois

le 25 sept. 2016

Suivre

Critique de À jamais par Charles Dubois

Visionné en avant première, le 25 Septembre 2016, en présence du réalisateur et de l'actrice principale, aussi scénariste On pourrait clairement définir deux parties au film, adaptation plus ou moins...

Du même critique

Anatomie d'une chute

Anatomie d'une chute

6

Cinephile-doux

le 28 mai 2023

Suivre

Procès d'intentions

Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...

France

France

8

Cinephile-doux

le 25 août 2021

Suivre

Triste et célèbre

Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...

The Power of the Dog

The Power of the Dog

8

Cinephile-doux

le 25 sept. 2021

Suivre

Du genre masculin

Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...