Aveuglé par son devoir...
Ce sera bref :
1° Je savais que ce n'était pas un chef d'oeuvre impérissable.
2° Il n'y a pas grand chose à voir ces jours-ci (enfin, disons plutôt que j'ai vu ce qui m'intéresse).
3° Jacques Gamblin et Lambert Wilson, un casting talentueux où l'on pense ne pas être déçue.
Ca commence plutôt bien, dans la tradition du polar français, avec le commandant taciturne et dépressif, l'adjointe amoureuse et dévouée, un meurtre assez horrible dont on pense qu'il aura des petits frères. On voit apparaître avec plaisir l'aveugle au QI bodybuldé, qui va en faire voir de toutes les couleurs à ce commandant pourtant si perspicace et si intuitif ! Un digne descendant de Maigret, à peu de choses près.
Et puis ça se délite dans un imbroglio militaro-policier totalement incohérent, avec un mobile aussi peu crédible que le nom du chien horrible qui passe de ci de là. C'est bourré d'énormités toutes plus risibles les unes que les autres (genre : le commandant qui sort de ses poches 3 paires de menottes à la suite... le tueur en série méthodique qui laisse son ordi en veille et même pas protégé par un mot de passe, pendant son absence... je vous épargne le reste);
Ca se termine en énorme farce débile sur le thème du "qui a le plus de bénéfice à tuer l'autre ?" Bénéfice moral j'entends ! restons sérieux tout de même !
J'en ai dit plus que cela n'en mérite... De ces films qu'il faut vite vite oublier qu'on les a vus.