Critique de "À l'intérieur" par La Cave Funèbre.

Le cinéma français ne va pas bien d'une manière générale. Ça c'est une certitude. Cependant il y a un genre dans lequel le cinéma français arrive à rester dans une santé convenable, c'est le genre horrifique. D'un point de vu local ou international. C'est ce genre dont il est question ici, par le biais du film "À l'intérieur" d'Alexandre Bustillo et Julien Maury. Entrez dans la cave et parlons en.

Tout d'abord, qui sont Alexandre Bustillo et Julien Maury? Un duo de réalisateur dont l'un (Bustillo), nous vient du magazine "Mad Movies". Quant a Julien Maury il a débuter en temps que cadreur puis réalisateur de Making of. Le duo signe ici leur premier film.

Et ce film nous raconte l'histoire de Sarah (Alysson Paradis) qui après avoir perdu son compagnon dans un accident de voiture va accoucher quelques temps après de leur enfant,le jour de noël. Depuis cet accident Sarah n'est plus que l'ombre d'elle même et décide de s'isoler dans sa maison pour le réveillon. Mais une femme (Béatrice Dalle) est bien déterminée à rentrer dans la maison et à s'en prendre a Sarah. Mais pourquoi?


Une bonne majorité du film se déroule a huit clos, dans la maison, ce qui apporte une dimension intéressante dans le fait que la «  forteresse » devient la prison, la photographie oscille entre pleine luminosité (exemple les scènes dans la salle de bain) et grosse pénombre pour quasiment le reste de la maison ce qui d'un point de vue esthétique est plutôt cohérent. (pour comprendre,regardez le film;) ). Le jeu d'acteur est plus que convaincant,mention spéciale à Béatrice Dalle qui incarne son rôle à la perfection,pas de sur-jeu, la folie est complète et maîtrisée. Alyson paradis tient ici son premier rôle principal et est convaincante dans ce dernier.Le film étant considéré comme appartenant à la mouvance du « New French Extremism » de nombreuses scènes graphiques sont présentes.Sanglantes, précises et bien exécutées,elles s'incorporent parfaitement dans le scénario et subliment le propos de base.


Pour conclure,il serait dommage de passer a coté de ce film qui, sans aller jusqu'à être qualifié de chez d’œuvre, est de qualité et mérite d’être vu ne serait ce que pour soutenir le cinéma de genre en France qui ,en comparaison avec les USA ou le Canada , fait pale figure en terme de quantité mais n'a pourtant pas a rougir en termes de qualité.

La-Cave-Funebre
7
Écrit par

Créée

le 1 févr. 2024

Critique lue 12 fois

Critique lue 12 fois

1

D'autres avis sur À l'intérieur

À l'intérieur

À l'intérieur

5

Vnr-Herzog

le 9 mai 2010

Suivre

Alain t'es rieur

Quand un ancien rédacteur du magazine Mad Movies passe derrière la caméra, il faut forcément s'attendre à un film que votre mère risque de ne pas apprécier et c'est à plus d'un titre que ce premier...

À l'intérieur

À l'intérieur

3

SPlissken

le 9 mars 2011

Suivre

Critique de À l'intérieur par SPlissken

On peut être un fan de films de genre et faire un film raté, c'est même étrange d'arriver à un résultat aussi insipide quand on a été baigné dans le sang et les tripes et que l'on voue un amour sans...

À l'intérieur

À l'intérieur

7

Imphyman

le 25 mai 2013

Suivre

YouPorn search : Pregnant, Extreme BDSM, Blood, Torture, Bathroom

"A l'intérieur" fait parti de ces films qui ne laissent pas indifférent. Et comme dans de nombreux films de ce genre, on est toujours entre la grosse bouse qui se fout de notre tronche ou le...

Du même critique

Sabbat

Sabbat

7

La-Cave-Funebre

le 12 oct. 2025

Suivre

Critique de "Sabbat" par La Cave Funèbre

"Sabbat" est un court métrage Français réalisé en 2022 par Alexandra Mignien qui signe ici sa première production "grosse équipe" ( de ce que j'ai pu trouver comme informations). Entrez dans la cave...

Thanatomorphose

Thanatomorphose

5

La-Cave-Funebre

le 2 juil. 2025

Suivre

Critique de "Thanatomorphose" par La Cave Funèbre.

Bon... Par quoi commencer? "Thanatomorphose" est un film de genre horrifique réaliser en 2012 par Eric Falardeau, réalisateur québécois , enseignant le cinéma a Montréal. Le rôle principal est tenu...