Jérome Bonnell vieillit très bien. Tout en conservant son savoir faire en écriture et direction d'acteur, il s'affranchit avec le temps des quelques affèteries de son cinéma initial, qui en faisaient à la fois le charme, mais le contraignaient dans un registre. Il y avait une signature Bonnell très forte qui là s'estompe pour produire un film vraiment plein et harmonieux, plus épanoui encore que son A trois On y va, qui marquait déjà un second souffle dans son oeuvre. Les interprètes sont exemplaires, ayant la qualité de ces visages encore neufs sur lesquels on ne projète rien par avance. Et c'est toujours une joie de spectateur que d'aller à la rencontre de nouveaux visages. Merci Arte. C'est peu de rappeler cette évidence : Arte est la grande chaine du cinéma français.