Durant un voyage de trois mois aux États-Unis, Louis Malle sillonne le pays à la rencontre d'immigrants de conditions sociales différentes. Certains sont parfaitement intégrés, tandis que d'autres, qui sont rentrés illégalement, découvrent que le rêve n'est pas si heureux que ça...
A l'origine, À la poursuite du bonheur a été diffusé à la télévision sur HBO dans le cadre d'une série de documentaires sur d'autres visages de l'Amérique, qui a duré de 1983 à 2006 : mais la portée, et le nom du réalisateur, a fait qu'il a eu une (petite) sortie en salles en France. Louis Malle, qui vivait alors aux États-Unis, avait une carrière très riche en tant que documentariste, mais ici, il filme ces gens avec un naturel parfois déconcertant. Ce sont des étrangers qui estiment avoir réussi sur leur terre d'adoption, qui ont au départ tout abandonné, mais qui vivent désormais comme des citoyens américains. Tandis qu'il y a un autre versant plus flippant où on voit des immigrants mexicains tenter de rentrer illégalement dans le pays, notamment en voulant passer la frontière américaine de nuit, et pour ceux qui arrivent aux États-Unis, on les voit clairement exploités pour une misère du fait de leur situation irrégulière, au profit d'autres personnes étrangères mais intégrées qui reviendraient plus cher aux patrons.
On voit bien que le rêve américain est clairement à deux faces, du moins dans ce que Louis Malle a filmé en 1986, mais il serait intéressant d'avoir le même genre de documentaire à notre époque, en particulier celle de Donald Trump, où je pense que les conditions de vie ont dû se dégrader...