Cheap Eyes wide shut? Quelle est la couleur du cheval blanc ? Le cap d'Agde, thérapie de couple?

"Go away. Go away/Allez vous en!" murmure le fantôme misophone . (Je ne peux quasi que vous conseiller pareil au sujet de ce visionnage).

Quelques remarques, le résumé est sur la page SC:

  • découvert et tenté au hasard sur la chaine Drive in, cette fois sans le même plaisir qu'avec, par exemple, It's alive ou The night has eyes avec James Mason.

  • un original générique de début m'avait donné espoir: on y voit des toiles (inédites?) d'une sorte de couple s'embrassant et baisant, lentement mais surement ne faisant plus qu'un comme dans un récent film d'horreur et Society (1992). Puis devenant fleur et soleil, avec yeux disparaissant. Des dessins aussi un peu à la Roland Topor.
  • ...on découvre un homme menant une vie matérielle confortable avec sa femme mais leur vie de couple n'est pas paisible. Et lui, en plus, est saoulé par son travail même si lucratif. Comme Yves Montand dans Le Sauvage, le mari ici est fatigué de la vanité et vie en grosse entreprise, Alors ils décident d'aller à la campagne pour relancer leur union. Je crois qu'elle lui avoue avoir eu le désir de le tromper. Très ébranlé par cette révélation, le mari se lance dans une errance nocturne ...où il se met un moment à voler un cheval blanc et chevaucher. Une sorte de mélange cheap de Eyes wide shut et Qui a peur de Virginia Woolf (1966) voire d'une Marlon Brando qui me semble aussi chevaucher un cheval blanc dans Reflets dans un oeil d'or (1967; ou alors c'est le jeunot que Brando veut baiser qui chevauche ce cheval blanc? j'ai oublié).
  • comme Eyes wide shut, le film aussi a des partouzes générales mais avec des hippies, des foufounes très poilues et jolies, entourées de sexe en érection (moins jolis). (^^ nb: ne faites pas pause SI vous, vous ne voulez pas les voir...cf. l'histoire de la vieille dame qui reçoit policiers car elle se plaint de son "voisin, toujours tout nu" dans l'appartement d'en face..."mais Madame, il y a le fer forgé des balcons qui cache ses parties intimes" commente le Sherlock..."non, non, montez sur la chaise là et penchez vous! on voit tout son zizi!"...pareil dans ce film: ne faites pas pause SI vous ne voulez pas voir les sexes et autres cochoncetés...^^)
  • le couple de citadins déménagent dans la vieille baraque familiale (superbe mais un peu délabrée) en campagne , très proche d'un lac...très beau ponton et vues. La maison est hantée par un ancien propriétaire ronchon et réactionnaire qui refuse tout changements et nouvelles visions pour elle, surtout quand elles viennent de bobos des villes partouzeurs et amateurs d'huile de corps (très belle scène ...et conseil).
  • bien sûr, à la campagne, dans ce chalet délabrée en bord de lac, a subsisté une copie de Mona Lisa au mur de leur chambre et qui doit supporter leurs disputes qu'ils pensaient s'arrêteraient miraculeusement en quittant la ville...cette Mona Lisa soudain au mur quand on essaye d'écouter ce couple, est bien sûr moins perturbante que le clown au mur dans les Bronzés mais me rappelle que le philosophe Steevy Boulay a souvent raconté qu'il a aussi Mona Lisa dans sa cuisine (en voilà une information que vous trouvez pas dans Le Mag du Ciné...). je l'ai revu et je crois que cette Mona Lisa est dans l'hôtel qu'ils habitent temporairement pendant les travaux.
  • les employés qui travaillent dans la maison en ont peur: comme un des personnages du dernier Soderberg qui refuse de travailler dans une des pièces (Presence).
  • le film m'a rappelé un fait-divers aussi dans un couple aux Etats-Unis:
  • SPOIL: "En 1993, Lorena Bo-bbitt coupe aussi le pénis de son mari"...

  • ...bref, une sorte de Beetlejuice du pauvre en plus 'juicy' et érotique
  • ps: convaincu que le réalisateur Bernard Girard devait venir du ou aller au 'porno', je suis allé voir imdb et autres et il semble que non. Sa nécrologie du Los Angeles Times dit même qu'il a quand même travaillé sur plus de "300 émissions et séries télé. Il a quand même été nominé pour des Emmys pour son travail sur "Playhouse 90” et “You Are There.”..."Il est même aussi au générique de “Alfred Hitchcock Presents,” “Twilight Zone,” “McHale’s Navy,” “Wagon Train” and “Rawhide.” ( www.latimes.com/1998-jan-08)
  • donc ne m'écoutez pas si vous avez lu, tentez le quand même, c'est peut-être moi qui n'a pas compris ou su apprécier notamment ses images et phantasmes flous à la David Hamilton.
  • je découvre sur SC, un film sorti 3 ans plus tôt avec William Smith dont le résumé est similaire: "Un couple hérite d'une ferme. Espérant que l'emplacement rural pourrait aider à réparer leur mariage, ils s'y installent, seulement pour être confrontés aux forces surnaturelles qui l'habitent" (Le terrible secret/Cowhaven_farm).
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