Croisant les points de vue, Hur Jin-Ho dévoile avec un certain cynisme les contradictions de chacun et chacune dans une société coréenne qui exige la réussite à tout prix. Quand l'écart se creuse entre les plus riches et les plus pauvres, la violence devient banale, la mort et la mise à mort n'émeuvent même plus. C'est dans une société dysfonctionnelle que les adultes fuient du regard ce qu'ils ont engendré malgré eux : une violence transmise de génération en génération et désormais, l'impossibilité du dialogue.
J'aime à croire (naïvement peut-être) que l'espoir réside chez Ji-Soo, la jeune mère (désignée par "l'autre" d'ailleurs par une partie de la famille) et chez sa fille.