Mettons les choses au point tout de suite pour tous les amateurs et amatrices de films de requins. Ne vous fiez pas forcément au surnom donné à ce film de « Dents de la mer de Bollywood » comme si nous étions face à un émule de Spielberg originaire de Mumbai ! Le requin, il y en a bien un mais il n’apparaît qu’au bout de 50 minutes pour un total de 1h50 (ce qui est court pour un film indien). Les films indiens me font le même effet qu’un gros gâteau à la crème : on a plein de couches différentes et quand on pense l’avoir terminé…on tombe sur une nouvelle couche ! De là à frôler l’indigestion, il n’y a qu’un pas 😊. Ce film de 1996 est réalisé par Prem Lalwani et Desh Mukherjee avec Dharmendra en vedette. Ce dernier joue le rôle de Jesus, ami d’enfance avec Peter et qui, comme tout le village, vit de la pêche. Mais le village est sous le coup du vilain mafieux-gourou local, M. Alphonso. Et quand des perles noires sont découvertes au large, Alphonso est prêt à tout pour s’en emparer. Mais au large rôde un grand requin blanc qui va tuer Peter. Autant être honnête, je ne suis pas sûr d’avoir compris toutes les subtilités de l’histoire qui ne s’embarrasse pas de cohérence. Comme toujours dans les films indiens, avec « Aatank », on a plusieurs films en un, d’où cette impression d’indigestion relative.
D’abord une comédie et même une comédie musicale où on chante et danse pendant pratiquement un tiers du temps (il me semble). Avant de voir le requin, il vous faudra passer par trois ou quatre chansons ! Et ces moments festifs ralentissent sérieusement l’action et le rythme. Mention spéciale à la jeune mariée qui chante en nageant telle Esther Williams pour son mari juste avant…de se faire avaler par le requin ! C’est aussi un film mélodramatique et un film de baston mais alors attention, pas de la petite baston, non. Jesus quand il se bat, écrase Jackie Chan, fait des bonds de plusieurs mètres et il balance à qui mieux-mieux des bourres-pifs à ceux qui lui cherchent des noises. Il est même capable d’arrêter son ennemi en saisissant à pleine main la lame du couteau qui le menace et en jetant un regard terrible à son adversaire ! Sa main saigne mais il ne lâche pas 🤣. Voilà, Jesus, c’est un gars comme ça, « grosse carrure mais petit cerveau » comme il est décrit à un moment. Allez finissons tout de même par notre requin. Là, on a une bestiole en plastique dans l’océan et peut-être une tête en animatronique quand il attaque ? Mais bon sang, il est folklo et pas crédible une seule seconde et c’est ce qui est drôle. Ce sont de toute façon les mêmes images qui reviennent. Comme il a tué Peter, Jesus compte bien lui envoyer l’addition, il est colère, mais alors vraiment et je vous laisse découvrir comment il l’achève. La scène finale est croquignolette avec notre requin s’attaquant à l’hélico venu sauver Alphonso : de magnifiques maquettes !!! Au total, un film qui manque de rythme mais aux effets spéciaux bidonnants et avec des bagarres démentielles.