Les plus :
- La gamine s’en sort super bien dans les deux rôles, sachant que tout ou presque repose sur son personnage.
- Quelques maquillages et effets pratiques font plaisir (l’arrachage de gorge à pleines dents, la cuve remplie de cadavres).
- Même si ça reste un gimmick, le côté ballerine de la mort qui danse en attaquant ses victimes offre quelques séquences réussies.
Les moins :
- Les personnages sont trop caricaturaux et leur exposition est lourdingue ; les acteurs en surjeu n’aident pas à y croire une seule seconde.
- Je n’adhère pas du tout à Melissa Barrera (Scream 5), que je trouve insipide à souhait et pas du tout crédible, sans parler du fait que son perso encaisse autant de coups qu’un John Wick.
- Le rendu visuel faussement léchée et sans âme, proche d’un film Netflix (la plaie de notre époque).
- Le cadre est sous-exploité : hormis quelques pièces supplémentaires, on découvre très peu d’endroits intéressants dans la maison alors qu’il y avait matière.
- Du gore, certes, mais du gore numérique très inoffensif (les explosions de corps).
- Trop long pour ce qu’il a à raconter, ils auraient pu raccourcir de moitié tous les dialogues à la con.
- Un final ridicule (l’arrivée du père), qui en plus ne sert strictement à rien.
Abigail est pour moi symptomatique du problème des films modernes : il se croit plus malin qu’il ne l’est, repose sur un gimmick sympa mais sous-développé, propose un humour qui ne m’amuse pas (subjectif), et une fausse violence pensée pour ne pas heurter son public. Le genre de truc que les spectacteur moyen trouvera "cool" sur le moment et aura oublié une semaine plus tard, comme c’est malheureusement très souvent le cas.