Il y a les puristes qui vont vouloir retrouver la série britannique du même nom et qui détesteront.
Il y a ceux qui ne seront sensibles ni à ces personnages burlesques, ni à cet humour absurde et qui détesteront.
Et il y a ceux, comme moi, qui resteront époustouflés par la transformation totale de Nathalie Baye en Patsy et de Josiane Balasko en Eddie, et savoureront avec délice leur alcoolisme, leur côté déjanté, prédatrices sexuelles, l’immaturité d’Eddie comme la mythomanie de Patsy.
Bref, je ne remercierai jamais assez mon meilleur ami de fac de m’avoir fait découvrir cette pépite d’humour absurde sur deux bourgeoises post-68 qui se pensent stars alors qu’elles ne sont que des parasites, qui se pensent in alors qu’elles sont fatiguées, qui se pensent rock&roll alors qu’elles sont juste détestablement drôles, touchantes et pathétiques à la fois.
Alors oui, ce n’est pas subtil, il n’y a pas vraiment de début ni vraiment de fin, ça ne raconte rien de plus qu’une amitié improbable entre deux fêlées; Mais c'est hilarant.
Mention spéciale à cette pauvre Chantal Goya, traitée en has been, ridiculisée dans une coiffure à macarons et devant faire un remix aussi culte que grotesque de Bécassine : “Becassyne is my cousin, Becassyne is my voisin !”