Neil Clarke est un enseignant qui rêve d’être écrivain et qui est amoureux en secret de sa voisine. Des extraterrestres, aux fins de tester la Terre, lui confèrent subitement le pouvoir de faire tout ce qu’il veut. Absolument tout.
Terry Jones, le réalisateur des Monty Python, a bien aimé Bruce tout-puissant. Du coup, il a pensé à sa propre version avec la patte délirante qui le caractérise.
Il ne s’agit pas d’un remake ni même d’une adaptation, plutôt d’une inspiration. Le scénario de Absolutely Anything est délirant par essence et explore toutes les gamelles que peut se prendre un personnage capable de réaliser tous ses vœux. Évidemment, l’interprétation desdits vœux est littérale, ce qui permet une avalanche de gags. Pour être bien sûr de faire une comédie déjantée, Terry Jones fait appel à deux comiques, le grand Simon Pegg et Rob Riggle. Il engage également le très talentueux et regretté Robin Williams dans le rôle… du chien. Enfin, il met lui-même la main à la patte avec ses comparses des Monty Python pour jouer les extraterrestres. Le ton est donné et tous les acteurs se démènent pour faire rire. Jeu outré, quiproquo et humour anglais sont la règle dans cette œuvre littéralement folle. Seule Kate Beckinsale, peu à l’aise dans une comédie, garde un personnage à peu près normal qui, du coup, jure avec le délire ambiant.
Le scénario est secondaire, car il ne sert que de prétexte à explorer tout un tas de gags sur un thème donné. Le happy end (Terry Jones n’a pas osé désintégrer la Terre) est parfaitement incongru, les voyages dans le temps (il ose tout, dans ce film) sont vite expédiés sans souci de cohérence et le principe même de l’histoire est complètement farfelu. Tout repose sur la performance des acteurs, Simon Pegg en tête, mais également Robin Williams dont c’était le tout dernier rôle.
Absolutely Anything ressemble à une fête entre copains qui s’amusent à voir jusqu’où ils peuvent pousser leur délire. Il n’y a aucune réflexion (philosophique ou autre), pas de message non plus, juste l’humour décalé de grands comiques. En revanche, c’est le dernier film de Terry Jones avant sa maladie. De même pour la plupart des Monthy Python ainsi que pour Robin Williams. Ce film constitue à son insu leur dernier délire et la fin d’une époque humoristique. À voir avec émotion, donc.