Un homme de main d'un gang de la mafia, atteint d'une maladie neurodégénérative incurable, veut solder les comptes de son passé, notamment en voulant renouer ses liens avec sa fille.
Liam Neeson reste certes dans un cinéma plus mouvementé, mais il n'en oublie pas d'être un bon acteur, ce qu'il a toujours été, et là, on croirait voir un personnage de Eastwood, où il veut en quelque sorte racheter son passé tumultueux, notamment lié à son passé de boxeur. Où les coups sur la tête lui ont sans doute déclenché sa maladie. D'ailleurs, il est un homme sans nom, avec ce passé qui fait régulièrement surface, notamment dans ses rêves où il revoit son père. Il faut dire qu'il y a très peu de scènes d'action, on suit plus la déchéance d'un homme que la violence a constamment écartée de la bonne voie, notamment dans sa relation avec sa fille, mais il veut se racheter en se rapprochant de son petit-fils.
La réalisation se veut elle aussi crépusculaire, avec cette lumière assez sombre, de sorte que je croyais au départ que le film se déroulait en Angleterre, ces couleurs qui tirent presque vers le noir et blanc, et un casting assez réussi où se distinguent Yolanda Ross ainsi que Ron Perlman, le chef de la mafia, bien qu'il fasse le minimum syndical.
Mais voir ainsi Liam Neeson dans un corps épuisé, dont les trous de mémoire lui font écrire les souvenirs sur des bouts de papier (idée reprise de Memento), qui n'en fait pas trop, montre le sérieux de l'entreprise.