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le 30 juil. 2024
SuivreCritique de Absurda par cathVK44
Dans l’ombilic du rêve, Lynch convoque son univers sensoriel et symbolique. A la naissance de l’œuvre, l’étrange capture de la beauté.
David Lynch livre avec Absurda une œuvre démesurément riche au vue de sa brièveté, comme si un "simple" moment cinématographique pouvait bouleverser une existence entière. Dans cette salle obscure, le réel est déconnecté de ce qu'il se passe à l'extérieur, seul le film projeté compte dévoilant alors avec omniscience le destin des spectateurs. Succédant à l'insouciance coupable du plaisir cinéphile, survient l'inquiétude d'une œuvre imperceptible, déstabilisant son public comme le réalisateur a toujours su le faire : derrière l'irréalisable onirique, survient un retour à la réalité particulièrement brutal et insoupçonné.
Toute cette leçon de maîtrise se déroule ainsi sur deux minutes, en apparence bas budget mais en réalité haute en réflexion et en références lynchéennes. Immense.
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Créée
le 5 déc. 2025
Critique lue 19 fois
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le 30 juil. 2024
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