Une fantastique saga sous-marine

2h43 de suspense sous la mer par un réalisateur habitué des challenges impossibles, voila un film qui renoue avec les vieilles terreurs aquatiques, c'est toujours mystérieux et plein de dangers potentiels lorsqu'on s'aventure dans les fonds marins. Et ici, James Cameron passe de la terreur émerveillée à la féerie poétique chère à Spielberg en marchant un peu sur les plate-bandes de ce dernier, et en dévoilant une forme de vie intelligente à plus de 8000 m de fond. Ses créatures translucides des abysses figurent parmi les plus belles qu'on ait vues au cinéma. Mais Cameron en fait une réflexion philosophique vers la fin, qui témoigne de son obsession pour la lutte de l'homme contre l'élément liquide.
Il n'oublie pas l'action non plus, en offrant quelques scènes spectaculaires, où le jeu des acteurs n'est pas absent également, je pense notamment à cette formidable séquence où Bud se démène pour ramener Lindsey à la vie après l'avoir "noyée" ; dans cette scène, Ed Harris est fabuleux. On trouve un personnage de femme à fort tempérament, comme dans la plupart des films du réalisateur, et superbement incarnée par Mary Elizabeth Mastrantonio.
Et puis il y a les Fx très réussis pour leur époque, qui ont d'ailleurs récolté un Oscar, car on est en 1989, quelques effets numériques ont été tentés timidement chez Spielberg dans Hook, et ici, Cameron en bon innovateur, réalise une des premières grandes séquences vraiment réussie avec le serpent d'eau qui visite l'équipage, c'est une séquence étonnante et belle. Ceci se combine parfaitement avec la beauté saisissante des plans sous-marins.
On retient enfin une bonne équipe d'acteurs dont un crispant Michael Biehn en militaire psychopathe, la musique grandiose d'Alan Silvestri, et le message de tolérance pour la race humaine qui apparaît dans la version longue, version qu'il faut préférer avec ses 28 mn d'images additionnelles car elles permettent d'étoffer considérablement la portée philosophique et de mieux comprendre cette dernière séquence avec le sauvetage miracle de Bud par les créatures de l'abysse qui lui montrent la vraie nature de l'homme, c'est édifiant. Du grand spectacle cameronien qui mêle avec bonheur le merveilleux à la science et l'imaginaire à la poésie.

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