J’ai depuis longtemps une certaine affection pour de la Iglesia, depuis Le Jour de la Bête, comédie horrifique foutraque. Mais c’est pas une raison pour tout accepter. On est en 2012, soit dans le futur proche. Un genre de dictature règne et marginalise les moches, les ratés, ceux qu’on ne veut pas voir. Le groupe Action Mutante représente la résistance. Le truc c’est qu’ils sont foncièrement idiots. Pas grand-chose à sauver là-dedans. Le récit donne l’impression d’être écrit en même temps qu’il est filmé et tout ce petit monde est en roue libre. On repère facilement les emprunts ici ou là et on a donc souvent une impression de déjà vu. Le ton est à la comédie mais le flop est présent à chaque gag. Pour la petite histoire, cette rareté ratée est produite par un Almodovar peu inspiré. Allez, disons donc qu’il s’agit du tout premier long métrage d’Alex de la Iglesia et qu’il saura par la suite mieux faire le tri entre les bonnes idées et les (mauvaises) envies du moment.