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Voici un film qui m'échappait depuis sa sortie en salle, et que j'ai enfin pu visionner sur MUBI.
Un film au scénario atypique : il ne s'y passe rien. Ou du moins c'est ce que l'on croit pendant a première partie du film, dans cette ambiance très Sundance, ou le duo Paul Mescal/Frankie Corio fonctionne parfaitement, tous deux au diapason d'une atmosphère qui finalement se fait de plus en plus pesante, malgré le déni du binôme. On est finalement happés dans ce qui est une montée en puissance émotionnelle, parfaitement maîtrisée par Charlotte Wells, et qui emporte tout sur son passage. Rarement j'ai vu la tristesse, la déprime aussi bien représentée que dans ce film, ou elle s'impose de manière insidieuse, par des détails qui finalement nous explosent au visage.
La maîtrise est aussi dans la réalisation. Le cadre et la photographie sont soignées, tout en étant réalistes, et les cadrages parfois surprenants font sens (par exemple quand on ne voit que la moitié du visage de Callum, ou son reflet dans la TV, pour évoquer qu'il est déjà absent). Ce film est finalement très homogène et on sent une réflexion totale dans cette œuvre.
Alors certes on peut trouver à ce film quelques défauts: le choix d'une narration centrée sur une expérience personnelle qui peut sembler difficile à relier pour certains spectateurs, avec la question qu'on se pose parfois: Pourquoi? Mais c'est sans doute en réalisant ce film cathartique que Charlotte Wells touche aussi bien ça cible, c'est sans doute parce qu'elle est aussi impliqué qu'elle restitue aussi bien les émotions.
Il y à aussi un aspect très contemplatif, trés passif dans ce visionnage qui peu être un repoussoir.
Pourtant, c'est à mon avis un film qui tombe parfaitement la ou l'a voulu Charlotte Wells, qui offre tout en maîtrise un film, empli de mélancolie et de nostalgie, par essence universaliste malgré sa narration quasi autobiographie.
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le 26 nov. 2024
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