Un petit gros geek, souffre-douleur du temps où il était au lycée, va devenir vingt ans plus tard un agent de la CIA et va demander de l'aide à celui qui était le meilleur garçon de cette promotion-là, en 1996, de l'aider, et qui est aujourd'hui un type désabusé alors qu'il avait tout pour réussir.
Agents presque secrets fait partie du genre buddy movie, et il faut dire qu'il marche à minima ne serait-ce que pour une bonne raison ; l'alchimie visible entre Dwayne Johnson, le plus réservé, et Kevin Hart, qui est en train de devenir un nouvel Eddie Murphy avec le même bagout et les répliques débiles. Ça n'est pas pour rien qu'ils collaboreront sur plusieurs autres films, car on voit que c'est un duo antinomique qui marche très bien. D'ailleurs, le film marche beaucoup sur la nostalgie, car Seize bougies pour Sam a une certaine importance comme la présence de plusieurs musiques typiques de la fin des années 1990 comme Song 2 de Blur. Pour le reste, c'est une comédie pépère, avec quand même un casting sympa, Amy Ryan, Aaron Paul ou Jason Bateman. Mais c'est avant tout un show Dwayne Johnson, qui trouve encore une fois l'occasion de déchirer sa chemise, et un message sur la tolérance, et qu'on soit gros ou maigre, l'important est d'être soi-même.
En fait, le seul truc qui m'a étonné, façon de parler, est sa scène d'intro, où on voit l'adolescent qui va être Dwayne Johnson dans le futur, se doucher dans son lycée, et qui a la tête de l'acteur ; au point que je me suis demandé si il y a eu un trucage numérique pour coller le visage de Johnson sur cet ado grassouillet, qui ne cache rien de ses bourrelets ? En tout cas, le film ne mange pas de pain, et signe une collaboration entre l'acteur et le réalisateur, qui continuera avec Skyscraper et Red Notice.