Samedi 10 août - 14h10, l'Individu reçoit un SMS---
- Ça te dis de voir la reprise de la Ligue 1 dimanche soir avec le PSG ?
- Ouai si tu veux, j’espère que ça ne sera pas chiant, mais ok.
Dimanche 11 août - 21h45, mi-temps du match PSG/Nîmes---
- Y a des films sur ton canal+ tout en attendant la reprise ?
- Bah on va voir. Au pire on met le match en PiP et dès qu'il y a de l'action on zappe.
- Good.
Dimanche 11 août - 22h15, le drame---
- Voilà, y a Alad'2 si tu veux te faire ton propre avis dessus.
- Alors je suis très curieux, mais euh...
Soudain en à peine une minute, l'inexplicable, l'Individu demanda à son ami de ne pas zapper. L'Individu se retrouva hypnotisé par ce qu'il considérait comme l'une des plus grosses tumeur cinématographique qu'il n'ai jamais vu. N'arrivant pas à décrocher devant cet hallucinant regroupement de médiocrité, la masse ne cessait de croître à vue du seul œil qui lui restait, l'autre ayant explosé sous la pression sanguine.
Devant aller au bout de l’innommable pour émettre un avis, l'Individu n'hésita pas un seul instant à utiliser l’œil qui lui restait afin de pouvoir communiquer plus tard au monde ce que ce dernier savait probablement déjà. Ce que l'Individu pouvait en revanche apprendre au monde fut qu'avec cette engeance du mal artistique il était du devoir de l'humanité de reconsidérer la valeur artistique d'une oeuvre. Les plus grands philosophes de notre temps allait ainsi débattre sur les questions : Est-il possible de valoir moins que rien ? Peut-on considérer une insulte à l'Art comme étant, par définition, une oeuvre ? Mais Ou Est Donc Loeuvre Dart ?
L'Individu n'arrivait pas à croire à ce qu'il avait vu et entendu. Étaient-ce des scènes entières avec Frédéric Lopez et la française qui chante libéré délivré ? Un découvreur d’Amérique sous les traits de Gérard Depardieu (référence que le public ciblé ne saisira certainement pas) ou encore une apparition de Tal, manque de respect total envers l'actrice Vanessa Guide dont le personnage est littéralement dégagé de la dernière scène ? Tout ça pour justifier des gags nullissimes, mal joués par des prétentieux de l'humour et mal écrit à coup sûr par ces mêmes personnes ?
Le temps passa et l'Individu s'en alla loin se ressourcer au coeur du désert parisien pollué du mois d’août. Le monde avait changé, il fut abattu quand il prit conscience que l'exécrable pouvait prendre la plus inattendue des formes. Il n'osait plus évoquer le nom maudit du Kev' Adams et regrettait le temps où Alain Chabat avait tout compris.
Mais il fallait oublier les Daive Cohen, Lionel Steketee, et n'importe quel nom associé à l'écriture du moindre mot de cette chose et surtout souhaiter aux techniciens de voler vers des horizons plus heureux. Il était maintenant tant d'avancer et de partir en quête de ce qu'il appelait l'Art.
Ainsi, l'Individu s'en alla au loin et disparu dans la pollution de la ville lumière.