Un gros thriller épidémique hollywoodien sous la houlette de l’expérimenté Wolfgang Petersen qui dispense ici une mise en scène très efficace. Le scénario fait parfois de grands écarts rocambolesques malgré ses tentatives pour fournir une expérience plus ou moins réaliste et la guimauve syndicale est de rigueur ici et là, mais rien d’alarmant…
En fait, Dustin Hoffman que l’on voit rarement dans des triple A bien gras de ce genre, parvient à donner une énergie considérable à son personnage en dépit des clichés de l’écriture qu’il doit gérer : c’est la marque des (rares) grands acteurs de ce monde, toujours brillants, peu importent les conditions ! y compris face à la grue Rene Russo, l’épouvantable boulet (et boulette) du film.
Cependant, malgré Hoffman et malgré Freeman dans son rôle habituel d’homme d’honneur à l’insu de son plein gré, le film demeure une grosse machine hollywoodienne limitée et pataude, bête et maladroite : tout dans la gueule, rien dans le sacen fait.
On se lasse donc assez vite de ce film-catastrophe qui tourne carrément à la pantalonnade vers la fin et qu’on oublie assez rapidement quand même, afin de s’aérer le cerveau un minimum de toutes ces conneries grand-guignolesques.