1 – Prometheus (2012) – Action en 2093
2 – Alien Covenant (2017) – Action en 2104
3 – Alien, le 8ème passager (1979) – Action en 2122
4 – Alien Romulus (2024) – Action en 2142
5 – Aliens le retour (1986) – Action en 2179
6 – Alien 3 (1992) – Action en 2179
7 – Alien, la résurrection (1997) – Action en 2379
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En fait, tout le monde dit Alien 3 mais quand on regarde de près, le trois est en exposant comme si c'était Alien au cube. Bon d'accord, c'est un détail sordide mais, quand même, ça a peut-être une signification (que je ne vois pas) !
Donc, dans la chronologie, on vient de quitter la planète maléfique avec la petite fille, l'androïde et un autre gars en route vers la Terre. Normalement Cameron nous avait bien montré à la fin qu'on s'était débarrassé de l'alien (la reine !!) qui s'était incrusté dans le vaisseau. Il a fallu que David Fincher, l'œil neuf, reprenne l'affaire pour nous montrer que le travail n'avait pas été fini si correctement que ça. C'est quand même une sacrée faute de la part de Cameron, non ? Parce que voilà, il se trouve qu'il y a encore un autre alien qui s'est caché dans le vaisseau et que personne n'avait vu. On ne peut pas en vouloir à Sigourney Weaver puisqu'elle était endormie, pardon, en bio-stase.
Et les ennuis ne vont pas tarder à arriver puisque la navette va échouer la même année ! sur un petit paradis, une planète carcérale où toutes les meilleures ordures de l'univers sont réunies pour le meilleur et surtout le pire.
Comme on dit vulgairement, on tombe de Charybde en Scylla à chaque épisode. Le coup d'avant, c'était une mission avec des bidasses fanfarons qui, à la fin, ne la ramènent plus guère. Mais des bidasses qui savent, quand même, se tenir. Là, sur la planète carcérale, c'est des taulards qui n'ont plus rien à perdre. Et la pauvre Sigourney aura à se coltiner un danger supplémentaire car ces taulards-là, qui n'ont pas vu de femme depuis pas mal de temps, on comprend qu'on ne peut pas vraiment leur faire confiance.
Par contre, il y a quelque chose qui est constant. Sigourney Weaver va vivre exactement le même type de cheminement que dans "le huitième passager" et dans "Aliens". On commence par la prendre pour une gonzesse qui raconte des histoires à dormir debout. Puis, devant l'évidence, elle commence à prendre de l'ascendant jusqu'à devenir crédible et prendre le lead.
La mise en scène de Fincher est efficace pour décrire cette ambiance poisseuse tendance glauque de cet univers carcéral, avec des personnages patibulaires. La bestiole, on ne la voit pas tant que ça mais justement, c'est très bon pour faire monter l'adrénaline du spectateur qui se demande aussi où elle se cache et comment vont se comporter ces taulards sans foi ni loi.
Spoiler : Et puis, on ne comprend pas bien pourquoi l'alien semble ne pas vouloir attaquer Ripley. Serait-elle en train de tomber amoureuse de Ripley, devenue chauve dans l'épisode ?
La mise en scène est efficace et transforme finalement le film en un thriller qui tient le spectateur en haleine jusqu'à la dernière minute. Là, d'ailleurs, il me semble important de signaler quelque chose. Le DVD comporte deux versions du film : la version commerciale sortie en 1992 et une version longue d'environ 30 minutes supplémentaires. Et chose très surprenante, les deux films ne se terminent pas exactement de la même façon. Il y a quelque chose en moins dans la version longue par rapport à la version de la sortie en 1992. D'ailleurs, il semble que Fincher ait montré quelques désaccords avec la prod sur le montage au point qu'il aurait renié le film et ne soit pas en mesure ni de confirmer cette version longue ni ce que pourrait être une Director's cut.
Je laisse la surprise à ceux qui ne l'auraient pas vu mais j'ai hâte d'être à demain pour voir comment ce détail sera repris dans le "Alien – Résurrection" qui sera réalisé 5 années plus tard.
La distribution est intéressante car Ficher a soigné les seconds rôles en mettant des "gueules" de cinéma dans certains rôles comme celui de Dillon interprété par un Charles Dutton, un peu truculent, dans un rôle presque mystique ou un Charles Dance dans le rôle du (bon) docteur Clemens. On retrouve l'acteur qui jouait l'androïde Bishop dans "Aliens" soit Lance Henriksen.
Mais, si je prends un peu de hauteur sur les trois films de ce qu'on peu appeler la trilogie de base, la présence de Sigourney Weaver reste un facteur essentiel de cohérence des films et leur donne une véritable dimension qui manquera cruellement aux deux préquels et au dernier "Romulus".