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le 12 mai 2017
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Le dédale nous égare : Ridley Scott, en retournant à ses premiers amours, ne nous en facilite pas nécessairement l’accès : retour du monstre, suite de son prequel, quête des origines, récit fondateur...
Prévision d'activité sur les films "Alien" autour du film de base "Alien, le 8ème passager"
1 – Prometheus (2012) – Action en 2093
2 – Alien Covenant (2017) – Action en 2104
3 – Alien, le 8ème passager (1979) – Action en 2122
4 – Alien Romulus (2024) – Action en 2142
5 – Aliens le retour (1986) – Action en 2179
Puis, en option
6 – Alien 3 (1992) – Action en 2179
7 – Alien, la résurrection (1997) – Action en 2379
À l'exception de Alien Romulus, je suis censé avoir vu au fur et à mesure tous les autres films avec un niveau de souvenir et d'intérêt très variables.
Le revisionnage dans l'ordre des évènements va faire que les notes et les commentaires seront susceptibles d'évoluer au fur et à mesure de l'avancement.
OooooooooooooooooooooooO
"Alien Covenant", "Prometheus" et "Alien 8ème passager" sont réalisés par Ridley Scott dont on peut espérer une vision cohérente à moyen terme.
Ce qui m'intéresse là, c'est d'examiner quelques éléments justifiant l'utilité de créer ces deux films avant le "8ème passager".
Pour ce dernier, que je n'ai pas encore revu, les créatures (hostiles) apparaissaient et s'immisçaient dans le vaisseau Nostromo à la suite d'un étrange message venu d'une planète laissant supposer une présence extra-terrestre inconnue.
On pouvait donc supposer que les préquelles prévues par Ridley Scott étaient de livrer quelques clés sur ces créatures et surtout, sur la présence dans cette planète de cadavres d'extra-terrestres très évolués, équipage d'un vaisseau probablement accidenté.
Au lieu de ça, Scott semble partir dans une autre direction. "Prometheus" fait suite à la découverte sur Terre de la possibilité que l'humanité ait été créée par des extra-terrestres très évolués, de passage sur Terre (et non du résultat d'une évolution darwinienne) générant la nécessité d'une mission exploratrice pour retrouver ces extra-terrestres. Non seulement, la mission échoue mais la Terre ignore ce qu'elle est devenue. On comprend simplement que la civilisation extraterrestre a été détruite (peut-être, par ces fameuses bestioles)
Dans "Covenant", 10 ans plus tard, une nouvelle mission est lancée cette fois pour coloniser une (autre) planète avec 2000 colons en hibernation et un grand nombre d'embryons. Au dernier moment, la mission est détournée suite à un étrange message vers une autre planète. On y retrouve l'androïde, David, de la première mission et les inévitables et terrifiantes bestioles.
Ce qui reste intéressant dans "Covenant" comme dans "Prometheus", c'est l'ébauche d'une réflexion sur l'origine de l'homme qui se situe à deux niveaux. Le premier, c'est l'ensemencement de la Terre par une civilisation extra-terrestre supérieure. Le deuxième niveau, c'est la création de ces androïdes David ou Walter, cette fois-ci par l'homme avec un objectif précis. La première génération (David dans Prometheus) est capable d'initiative et à son tour, cherche à créer une forme parfaite d'humain plus résistant, plus docile peut-être. Et l'androïde David va faire des expériences en s'aidant ou en créant des créatures comme avaient dû le faire les extra-terrestres avant d'être (probablement) submergés par les créatures, cause de leur destruction et de la fin de leur civilisation.
Les androïdes : les dix ans qui séparent "Prometheus" de "Covenant" ont suffi à modifier en profondeur la conception des deux robots. Autant David était volontairement conçu pour prendre des initiatives et avoir une certaine indépendance voulue par le créateur Weyland, autant la nouvelle génération des Walters conduit à des robots qui restent totalement asservis à l'homme et pour qui, l'homme reste un dieu.
Ensuite, on ne coupe pas aux scènes tendance gore entre les accouchements de bestioles agressives, les attaques très sanglantes, les bestioles qui grossissent à vue d'œil, scènes qu'on retrouve, bien entendu, dans toute la saga. Avec les bruitages ad hoc de déglutition (pour les bestioles) ou cris d'horreur pour les victimes. Mais ça reste très bien foutu et indéniablement efficace.
Il en est de même des décors et de la mise en scène qui m'ont paru très convaincants. À revoir cependant après le visionnage de "Alien, le 8ème passager".
Au final, ce film éclaircira certaines idées émises dans "Prometheus" et me parait de bonne facture en termes de film de SF horrifique. On n'aura cependant pas le fin mot de l'histoire de la création de l'humanité. Mais ce n'est franchement pas très grave. D'ailleurs, au fait, en admettant que l'homme soit bien une créature de ces Ingénieurs extra-terrestres, la question suivante serait : quelle est donc l'origine de ces Ingénieurs, ces extra-terrestres ? Alors comme ça n'en finit pas, il vaut mieux arrêter de se faire des nœuds au cerveau avant d'attaquer le suivant "Alien, le 8ème passager"
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Films de Science-Fiction et Fantastique et Les meilleurs films de 2017
Créée
le 22 mai 2025
Critique lue 111 fois
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