Avec ce 6ième opus de la célèbre saga d'épouvante horreur spatiale,
Ridley Scott tente de reprendre du galon ...
D'une manière très maladroite.
La longue séquence d'introduction nous plonge directement
dans l'univers si particulier d'Alien.
Les effets spéciaux de dernière génération, font de Covenant
une grosse claque visuelle magnifique.
L'histoire est ponctuée de temps morts et très grosses
scènes d'action, qui m'ont fait lâché plus d'un "oh my god",
ou bien "what the f*ck".
Cependant, Covenant souffre de ce que j'appellerai le syndrome Marvel :
"On met le paquet sur les CGI, et les acteurs sont à la ramasse".
Alien, premier du nom, sorti en 1979 taillait une belle part à
l'épouvante horreur. Et ses jumpscares fonctionnent toujours aussi bien.
Mis à part le personnage de l'androïde David, qui est particulièrement
travaillé, le reste de l'équipage du Covenant semble être à l'abandon.
Qui sont-ils, d'où viennent-ils, quelle est l'histoire de ces personnages ?
Et bien on en sait quedalle. C'est limite si j'avais envie d'applaudir
l'Alien a chaque fois qu'il allait croquer un membre de cette triste équipe.
Michael Fassbender semble porter le film à lui tout seul
sur ses épaules.
Le scénario possède de très bonnes idées, qui auraient pu être novatrices,
néanmoins, elles sont très mal exploitées.
Je ne cache pas avoir également eu beaucoup de mal avec la belle
Katherine Waterston, dont le talent n'a sûrement utilisé à sa hauteur.
La où Sigourney Weaver crevait l'écran dans Alien, et faisait preuve
d'un charisme indéniable, Katherine semble être totalement effacée.
J'ai eu une très grosse envie de lui coller des paires de baffes pendant la séance.
En clair, Alien Covenant aurait pu être le point de départ d'une nouvelle
saga d'Alien, voir d'une série TV. Il y avait une très bonne base, mais
très mal exploitée. Peut être par manque de temps ou d'argent, allez savoir ?
Bref, loin d'être une bouse, mais loin d'être un chef d’œuvre, ce Covenant
est très certainement le signe d'une saga qui commence à s’essouffler, et dont
il serait temps d'arrêter l'exploitation.