Quand je suis partie voir ce nouvel Alien, ça faisait longtemps que j'en avais pas vu un et j'avais en plus ignorer Prométheus qui ne m'attirait pas à l'époque où il est sorti. Donc autant dire que pour le replacer dans l'ensemble de la saga, ce n'est pas gagné et il a un peu son côté à part aussi même si pour moi, le rattacher à la saga Alien n'a rien d'aberrant; il propose simplement autre chose. Et je dirais même plus, il me titille avec ces références à Prométheus et me donne envie de le tenter.
Mais je dirais que le Ridley Scott commence un peu à rouiller voire à se répéter un petit chouia pour pas beaucoup de choses de neuf, dans la saga.
Il reste que les aliens font encore bien de leurs effets et sont très bien foutus. Le film joue bien correctement avec nos nerfs et propose une atmosphère qui est celle qui convient bien à un film de cette saga (un quasi huit-clos avec une BO qui sert bien pour augmenter encore la tension). Il a bien sa place dans cette série donc, je crois, mais la renouvelle à la marge et ça peut paraître un peu inutile, surtout pour mon préquel. Ensuite, je ne vois pas trop ce qu'explique ce film des précédents mais sans doute parce qu'il manque encore des chaînons. Je peux dire, en revanche, que la fin assez ouverte me plaît bien avec pour une fois (?) :
un androïde qui cherche à répandre ces petites bestioles charmantes pour contaminer l'humanité avec des mobiles qui doivent peut-être encore éclaircis quelques peu voire complétement mais ça doit plus être du ressort des films à venir.
Bref, une belle colonisation d'Aliens que nous avons là et qui mériterait son développement avec sans doute plus d'éléments nouveaux à amener, encore une fois. Il a aussi, effectivement, un petit côté "à se prendre pour un dieu" notamment avec David,
un androïde plein de duplicité convaincant
, que l'usage du sublime morceau des dieux entrant au Walhalla (présent deux fois dans le film au début et à la fin pour bien boucler la boucle) souligne parfaitement. Et je ne dirai pas que c'est pour me gêner : tout au contraire. ensuite, subjectivement, les trois premiers prenaient bien aux tripes mais ici c'est une nouvelle atmosphère expérimentale plaisante.