Ce qu'il faut savoir, c'est que je ne fais pas partie des 95% de fan-puriste déçus de Prometheus.
J'ai pris ce "pré-quel" simplement, comme un pur divertissement, et j'avoue que la vision de Ridley Scott à propos des origines de l'Homme, même si pas exempte de raccourci et d'incohérence, m'a beaucoup inspiré. J'ai donc un peu la rage quand je vois qu'une foule de haters a transformé ce qui s'annonçait comme un renouveau, une ouverture vers un monde nouveau, à une resucée des premiers Aliens.
Je le dis et je le crie bien fort : vous êtes des mange-cailloux, des tartufes et des tournes-casaque, vous avez tout gâché, vous les cinéphiles de comptoir, vous les critiques à la petite semaine. Certes, Prometheus n'est pas avare en défauts et vice de procédure, cependant il remplissait simplement son contrat : élargir l'univers et divertir le spectateur.
Dans Covenant, il n'est donc pas question d'approfondir l'histoire du mystérieux peuple qui aurait crée l'humanité... voilà, vous voulez du Alien, eh ben, on vous donne du Alien, bande de blaireaux ! Dans ce monde ou tout le monde s'improvise spécialiste, dans cette dictature du bon mot et du trait d'esprit, voilà ou on arrive.
Voilà, ça, c'était mon coup de gueule, ce qui légitime la mauvaise note que j'inflige à ce long-métrage. Car il faut bien l'avouer : hors contexte, c'est un bon film de terreur, bien sombre et bien flippant, avec une interprétation géniale de Michael Fassbender. Scott sauve les meubles en ajoutant un propos sur la création, la destruction et le rapport à Dieu. Petit bémol quand même sur l'interprétation du premier rôle féminin, la meuf on dirait Solange te parle...