Sur le papier, on attend un excellent film : Ridley Scott, Alien. J'ai vu Alien le 8e passager au cinéma en 1979, je m'attendais aux mêmes sensations, à la même force, au même suspense. Le démarrage est bon, avec cet échange entre l'androïde Walter et son créateur. On s'attend alors au meilleur !
Que nenni, la déception arrive assez vite, nous sommes avec ce nouvel opus devant un simple film d'action dans l'espace. Alors que le personnage de Ripley (Sigourney Weaver) prenait la mesure d'une situation, de l'ampleur et l'ascendant sur le reste de l'équipage, ce nouveau film nous présente des personnages sans charisme, sans ressource et sans ressort. Le thème central est la création de l'alien.
Le scénario est d'une banalité affligeante, dès la rencontre avec l'androïde sur la planète, on se doute de la suite. Ridley Scott ne nous la masque même pas. Lorsque David se coupe les cheveux, c'est fini, on a déjà tout compris. Quelques scènes sanguinolentes illustrent le film jusqu'à la fin. Le générique de fin est un soulagement.
A côté Prometheus passe pour un chef d'oeuvre.