Les membres d’équipage du vaisseau Covenant, à destination d’une planète située au fin fond de notre galaxie, découvrent ce qu’ils pensent être un paradis encore vierge. Il s’agit en fait d’un monde extrêmement dangereux, cachant une menace terrible.
J'ai revu"Alien covenant", dernier opus de ce que Ridley Scott a décidé tardivement de transformer en saga ambitieuse avec, sur le métier, 3 films en préparation. Au passage, le projet d'"Alien 5" qui devait être réalisé par Neil Blomkamp est passé "à la trappe".
Attention cette critique comprend des SPOILERS:
Soyons clairs, les détracteurs de Prometheus devraient peu apprécier ce dernier film de Ridley Scott. Toujours soucieux de dévoiler, "petit à petit" et sans en dire trop, les coulisses de son premier film qui remonte à 1977, le réalisateur américain de 79 ans continue à "semer des cailloux" montrant les vestiges de l'ancienne civilisation abordée dans Prometheus, distillant quelques images des xénomorphes et des néomorphes au moyen, il faut le reconnaitre, d'images magnifiques. Le film n'est pas un survival en huis clos. Ce dernier opus bénéficie, comme Prometheus, d'une photographie splendide. David, l'apprenti sorcier qui n'aime pas les hommes se révèle être le personnage central de ce nouvel opus. Doté d'un libre arbitre et apte à la création, ses actions se révèlent loin d'être sans conséquences.
C'est ainsi que lors d'une séquence grandiose, on le voit à bord du haut de son vaisseau répandre sur les gardiens "une pluie de spores" qui les fera disparaitre et transformera leur grande cité, jonchée de cadavres à la peau calcinée, en un site ressemblant à celui de Pompei.
Après un prologue où l'on retrouve Guy Pearce et une séquence introductive de réveil qui se passe plutôt mal (surtout pour le commandant interprété par James Franco), le film est traversé de fulgurances de scènes d'actions avec des aliens meurtriers qui déciment l'équipage du vaisseau. Le film est sanglant sans être non plus la "boucherie annoncée". Les créatures sont parfaitement réalisées.
Coté casting, pas vraiment grand chose à signaler, à l'exception de Michael Fassbinder, qui se "dédouble", pour l'occasion en interprétant les androides David et Walter. Ces personnages sont très ambigus et peu dotés d'empathie. Le jeu d'acteur assez lisse de Michael Fassbinder est parfaitement adapté pour le rôle. L'androide est devenu un personnage incontournable de la saga. Il est intéressant de voir comment le personnage de David qui s'ouvre à la sensibilité artistique et à la création devient inquiétant dés qu'il sort du registre "servir" pour le registre "créer".
L'équipage de 15 personnes (composé pour une grande partie de "couples de spationautes") se fait lors du déroulement du film presque intégralement éradiquer, ce qui ne laisse pas vraiment le temps de s'attacher aux personnages.
Le déterminisme du film est sombre, à l'instar de Prometheus.
La BO de Jed Kurzel est superbe.
Personnellement, le film me semble meilleur que la médiocre bande annonce ne le laissait présager. Cette BO faisait penser à un remake du premier film alors qu'il s'agit de bien autre chose...il est probable que le public n'est pas arrivé au bout de ses surprises.
Budget du film: 111 millions de dollars
Ma note: 7/10