2104, l'USCSS Covenant qui transporte plus de 2 000 colons en hibernation et 1 140 embryons humains vole vers Origae-6 afin d'y implanter une colonie. Après une avarie l'équipage reçoit un message mystérieux provenant d'une planète inconnue ...
Alien : Covenant est un exemple - s'il en faut - de la façon de faire actuelle du cinéma de science fiction/fantastique.
Que le réalisateur s'appelle trucmuche ou Tartempion ne change que les moyens alloués.
De beaux plans, de beau décors, des effets le plus lisses possible et de l'action, tant qu'à faire.
La cohérence, le crédible, tout ça passe au second plan, fiction ou pas.
Le film ressemble plus à un florilège qu'à une création, hommages et références omniprésentes à la clef.
Le Xénomorphe, vendu par l'affiche du film comme clef du récit laisse finalement ce rôle à l'androïde ...
Les personnages sont assez brièvement présentés, mais suffisamment pour être attachants, plus ou moins correctement interprétés.
Le récit est immersif, agrémentée de constantes péripéties, au-delà des questions que peut se poser le spectateur sur les agissements des uns et des autres :
- On envoie donc pour des missions spatiales de vraies vedettes qui ne sont pas formés à la moindre prudence ???
- On respire sans méfiance l'air d'une planète inconnue ?
- On décharge son fusil à l’intérieur d'un véhicule plein de bonbonnes de gaz ?
- On va prendre sa douche seule dans un endroit lugubre à l’extrême ?
- On fait aveuglément confiance à l’androïde (qui les a trouvé par l’opération du Saint Esprit) dès même sa rencontre ?
- On suit ce même androïde sans la moindre méfiance, et sans prévenir ses coéquipiers dans les sombres et gluantes caves du palais ?
Sérieusement ?
Les réponses qu'on aurait pu attendre sur les origines des uns ou des autres ne seront pas non plus données ... Sympa.
Un semblant de suspens maintient l’intérêt et l'accroche, mais l'ensemble est tout de même réellement décevant.
Fais risette !