Apparemment, les soirs d'avant Noël, les couples d'Américains de la middle class n'aiment rien tant que de revêtir des tenues affriolantes et de jouer à des jeux libertins. Santa Claus a de curieux effets sur les adultes. Encore un paquet de gens qui auraient dû se reporter aux conseils de Randy Meek (Scream 2) pour survivre, notamment celui de rester puceau.  De fait, ce Père Noël là s'avère être un slasher aussi épris de castraction qu'une American Mother dans les films de Hitchcock. Et donc, ça tranche, ça cisaille, ça énucle, ça taillade sous la douche (depuis Psychose, chacun sait qu'il faut préférer les baignoires ou, à tout le moins, ne jamais fermer le rideau) tout ça à la file, sans grand lien entre les scènes, sans grand suspens non plus. Il y a une maison aussi remplie de mannequins qu'il y a de jouets dans Puppet House, ce qui n'augure rien de bon, mais ces mannequins ne sont même pas doués de vie nocturne, déception.


Les acteurs ne crèvent guère l'écran. Il n'y a que Melynda Kiring en Mrs Garrett, qui fait des efforts. Les autres doivent s'ennuyer à répéter des rôles vus des centaines de fois dans les films du genre : l'héroïne dont la mère a disparu (Scream 1), le petit-ami secourable voué à mourir, comme Ricky dans Watch Out, les copines fofolles et coconnes qui sont forcément là pour inciter l'héroïne à ne pas rentrer chez elle à temps, avant de finir en pièce d'abattoir suspendue et grimée, comme dans des dizaines de films (Terrifier, au hasard). Comme toujours, l'âge des acteurs ne collent pas avec celui, supposé, de leurs personnages. Parfois, ça passe, mais ici, Ashley Mary Nunes, ne réussit pas à cacher qu'elle a onze ans  de plus que la Rachel Kimmel qu'elle interprète. En même temps, c'est la soeur du réalisateur, et dans les films à petit budget, les coups de pouce familiaux, ça compte.


Ce qui manque à tout cela, c'est une histoire, un lien, des rebondissements, au lieu d'une suite de scènes gorre sans queue ni tête, hormis leur monotone répétition. Et même les deux révélations finales (dont l'une qui ne fait que reprendre celle de Scream 3), tombent un peu à plat.


Bref, un nanar, mais sans le charme déjanté de certains grands nanars. Pas ennuyeux non plus, juste un truc à regarder machinalement une soirée de décembre en s'envoyant un Bloody Mary, pour rester ton sur ton.

SandrineAlexie
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le 18 janv. 2026

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Sandrine Alexie

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