Réaliser un film sur des personnages d’il y a 20 000 ans et arriver à perpétuer des stéréotypes strictement contemporains… Joli exploit.
Tous les aspects archéologiques me paraissent plus que suspects. Pas forcément ceux liés aux éléments matériels (ce sont les plus faciles à reproduire, ceux sur lesquels on dispose d’éléments factuels, bien que forcément parcellaires), mais ceux dont la recherche archéologique repose sur des éléments moins tangibles et sur des hypothèses plus ou moins établies : rapports et codes sociaux, manière dont le loup aurait été domestiqué…
Il suffit ainsi de quelques semaines auprès d’un homme pour que le loup devienne un chien. Cela ne s’est très certainement pas passé aussi simplement. Le scénario laisse entendre que le loup aurait « adopté » l’homme comme maître parce qu’il lui aurait montré qui était le chef, l’alpha… Pardon, mais c’est n’importe quoi. Il a sans doute fallu des années de cohabitation non coopérative pour envisager, déjà, un rapprochement. L’un dépendant probablement de l’autre. Beaucoup de spécialistes pensent aujourd’hui que la domestication du loup, contrairement à d’autres espèces, a commencé par une phase de commensalisme, voire une autre de mutualisme. On parle de coévolution, pas d’accident ou de relation opportuniste...
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