Cheol-min vit de petits boulots. Une nuit, alors qu’il prend un nouveau poste de gardien de parking, une jeune aveugle s’installe avec lui pour regarder la télé en croyant avoir affaire à l’ancien employé. Cheol-min, perplexe, accepte sa présence.
Song Il-gon aime les drames ainsi que les films romantiques et Always entre dans les deux catégories. Comme souvent, il en a écrit le scénario.
Tout d’abord, il convient de mentionner que le titre original signifie « Seulement toi », ce qui a bien plus de sens dans l’histoire.
Les deux acteurs principaux, So Ji-sub et Han Hyo-joo, n’avaient pas encore une grande carrière à cette époque, mais ils possédaient déjà un talent indéniable. Leur jeu, respectivement tout en retenue et en joie tranquille, est remarquable. À noter les efforts de Han Hyo-joo pour jouer une malvoyante qui dirige son regard sans pour autant accommoder.
L’histoire est un drame. Les personnages principaux cherchent à se reconstruire malgré leurs blessures et se raccrochent l’un à l’autre. L’enchevêtrement des destinées, s’il est improbable, est divinement romantique. Malheureusement, les évènements sont sinistres avec une suite de drames absolument pas réaliste. Mais la relation est touchante.
À noter le happy end qui survient à la toute dernière seconde alors que le spectateur n’y croyait plus.
Le film repose essentiellement sur la performance de ses acteurs. Chacun d’eux se démène pour camper respectivement une racaille immature qui essaie désespérément de grandir et une jeune femme brisée qui tente de se reconstruire en s’accrochant à l’espoir. C’est beau, mais c’est triste. Always est un drame romantique qui frise avec le mélo. Magnifique, bien construit, mais déchirant. À voir avec un paquet entier de Kleenex.