Sans non plus me faire trop d’illusions, je me suis demandé au préalable si De Broca n’avait pas retrouvé l’inspiration de L’Africain. Le récit est similaire. Reste que le couple vedette Deneuve/Noiret est ici remplacé par Dombasle/Belmondo ; qu’on y greffe une histoire d’enfant extraterrestre. Oui c’est un peu le E.T. de Philippe De Broca. Mais ça ressemble davantage à Un indien dans la ville. Dombasle fait ce qu’elle peut – jusqu’à nous montrer ses nichons – mais elle aura définitivement été une bonne actrice que chez Rohmer. Belmondo est touchant mais on sent qu’il n’y croit pas beaucoup. Reste le plaisir de voir De Broca tourner in situ, en pleine forêt amazonienne. Et la dernière demi-heure, très enlevée, prouve qu’il en avait encore sous le pied faisant presque oublier les enfants mignons, la niaiserie des indiens, les scientifiques débiles et les dialogues insipides qui traversent tout le film.