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le 24 mars 2022
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Parler de cinéma et de Michael Bay dans la même phrase relève sans doute, pour beaucoup, du geste kamikaze. Surtout lorsque ses plans durent en moyenne moins d'une seconde, comme dans...
Vu au ciné par curiosité malsaine, je n'ai pas été déçu dans ce registre très précis.
C'est du Bayhem puissance 1000. Du dans-ta-gueule-over-the-top difficilement supportable. Tous les potards sont à fond.
Je pense que le nombre de plans supérieurs à une seconde doivent se compter sur les doigts d'une main, la super shaky cam a sans doute été confiée à un junky parkinsonien en manque, les gros plans sont trop gros et tartinés de flou numérique, même la slow motion est montée en jump cuts et il y a un nombre conséquent de séquences filmées avec un drone fixé sur des montagnes russes.
Et bien sûr du travelling circulaire en plus de tout ça.
Pourquoi ? On ne sait pas trop. Qu'est-ce que ça ajoute à la narration visuelle ? Rien. Ca a même l'effet inverse, on a du mal à comprendre ce qui se passe, où, comment, dans quel sens, pourquoi ? On sait pô... Fuck la spatialisation !
Ca a une seule conséquence positive, on a à peine conscience de l'indigence du scénario et des dialogues et la lourdeur lamentable des vannes est oubliée dans la seconde.
Les acteurs ? On ne sait pas s'ils sont bons ou mauvais, on n'a pas le temps...
C'est du Bay sous stéroïdes, même pour lui.
Je me demande si c'est encore du cinéma, vu qu'au point où il est arrivé, il n'y a plus vraiment de langage cinématographique ou narratif, plus vraiment de valeur de plan ni de logique de montage
Juste un amalgame épileptique de tous ses tics de filmage en jump cuts.
Ca pourrait être drôle ou vaguement jouissif, mais c'est épuisant. Au bout d'une heure, on n'en peut déjà plus.
Il a bien progressé dans son entreprise de destruction systématique de l'objet filmique.
Je pense que ça va être difficile d'aller plus loin, à part en réalisant un film composé uniquement d'images subliminales
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il y a 16 heures
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le 24 mars 2022
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