Les années ont passé et chacun a refait sa vie, avec plus ou moins de réussite. On retrouve ici les héros du film de George Lucas, 6 ans après American Graffiti (1973).
Le casting est (à peu de chose près) le même, par contre, ce qui change radicalement, c’est la mise en scène de Bill Norton, qui détonne et ne laisse clairement pas indifférent. Avec son écran splitté, sa B.O. entraînante, un montage quasi expérimental et un ton ouvertement tourné vers la comédie, ajouter à cela qu’il y a enfin une histoire, là où l’oeuvre d’origine était dénuée du moindre scénario.
Le film est scindé en 4 histoires, où l’on suit, chacune se déroulant un 31 décembre, les aventures des jeunes de Modesto. Mildner et ses courses de dragster, Terry au Viêt Nam, Debbie & Lance dans leurs mésaventures, tandis que Laurie & Steve connaissent une grave crise de couple.
Des parcours qui divergent et qui donnent lieu à des séquences hilarantes et passionnantes, toutes situées pendant les années 60, avec sa vague hippie et les manifestations contre la guerre au Viêt Nam. L’Amérique est alors en plein bouleversement et l’on découvre par la même occasion, l’évolution de chacun des personnages ainsi que les changements profonds qui s’opèrent dans la société américaine.
Une suite que l’on n’attendait pas spécialement et qui, contre toute attente, parvient à faire mieux que l’original.
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