Le problème d’American Nightmare est qu’il ne se donne pas les moyens d’être ce qu’il prétend. Plutôt que de s’envisager comme un simple thriller d’home-invasion ou comme un slasher un peu original, cette Purge se veut film politique, charge contre les États-Unis et leur démoralisation. Très bien : le genre permet la critique, la spéculation, la réflexion sociale ou morale, et nombre d’exemples peuvent l’appuyer, de Romero à Hooper, de Carpenter à Craven. De plus, le titre original, The Purge, pouvait laisser espérer une dimension cathartique propre au cinéma d’horreur. Il n’en est rien. Difficile en effet de s’en sortir quand on a un scénario aussi mal écrit, une mise en scène aussi mal maitrisée, surtout quand il s’agit de créer un climat angoissant, et des acteurs aussi mal dirigés.
Si le postulat de départ parait peu crédible sur le papier, son passage à l’écran n’arrange pas la donne : impossible d’y croire, la présentation est cruellement mal amenée. Oui, vous l’aurez compris, dans American Nightmare, tout, ou presque, est mal fait. Sans aucune finesse, le film nous balance son scénario cousu de fil blanc comme s’il était révolutionnaire, comme s’il allait nous surprendre. Mais non, ce ne sont pas des twists, juste des évidences. A force de prendre le spectateur pour un idiot, le film sombre dans une bêtise de plus en plus accablante, et, pire, ne parvient pas non plus à effrayer. Il lorgne pourtant vers des modèles comme Panic Room, de Fincher, ou encore Funny Games U.S., d’Haneke (...)
Vous pouvez retrouver la critique complète du film sur mon blog, http://ombreselectriques.wordpress.com/