Le grand Steven Spielberg ayant déjà pondu des films mythiques comme Jurassic Park, Indiana Jones, E.T. ou encore Les dents de la mer nous sortait en 1997 Amistad, et là j'me demande, comment après avoir sortie des films aussi mémorables, il arrive à nous pondre ça ?!
Bon le mot "pondre" est peut être un peu forcé, car je m'attendais à bien pire de ce Amistad, qui dans la technique se rapproche plus de "La Couleur pourpre" qu'un autre film de sa filmographie. C'est à dire que comme ce dernier, la réalisation est tellement banale et la mise en scène est si simpliste qu'on a clairement pas l’impression d'être devant un film du bon vieux Steven, de plus la musique est très mal utilisée.
Amistad conte comme son nom l'indique l'histoire du navire éponyme et de ses esclaves, le film se concentre sur toute la partie procédurale de l'affaire, avocats etc... tout n'est pas intéressant, tout n'est pas prenant et pourtant j'ai trouvé que les 2h30 de film étaient passées assez vite, moi qui appréhendais l'ennuie. Ce qui est sur c'est que le tout reste regardable, d'après moi, je n'ai pas passé un moment atroce, même si je suis pas près de le revoir, il est si peu marquant qu'il serait étrange de vouloir l'inverse. J'ai trouvé le tout beaucoup trop plat, voir même creux, même si je trouve toujours l'esclavage horrible, je n'ai pas ressenti la même chose que devant le fabuleux 12 years a slave par exemple qui était bien plus consistant et profond qu'Amistad.
Malgré un scénario qui manque clairement de relief, Spielberg qu'on ne devinerait pas derrière la caméra s'entoure d'un casting de qualité même si les acteurs ne livrent pas leur meilleure performance, ainsi nous retrouvons Morgan Freeman, Djimon Hounsou, mon bon Matthew McConaughey, Anthony Hopkins, Stellan Skarsgard, Chiwetel Ejiofor qui plus tard sera à son tour esclave dans le 12 years a slave que je citais plus haut, ou encore la jeune Anna Paquin.
Du beau monde n'est-ce pas ?
En bref, Spielberg signe ici une de ses plus faible oeuvre, décevant au vu de certains de ses précédents, mais bon, le tonton barbu à toujours oscillé entre grands films et ratages, un grand réalisateur ne peut pas toujours être parfait.