Amore n’est pas dénué de quelques qualités artistiques. Nous notons ainsi une belle qualité de filmage et de cadrage ainsi que des plans-séquences compliqués dont celui suivant Tilda Swinton dans ses déplacements à travers notamment un escalier.
Si la mise en scène de Luca Guadagnino, parfois maniérée et alourdie de quelques afféteries, est fluide, il ne peut en être dit autant de la narration. Le scénario lentement mis en œuvre ne brille ni par son originalité ni par sa crédibilité. Il est faussement complexifié par une présentation évasive des personnages. Peu empathiques, ces protagonistes finissent par nous indifférer tout comme le récit monotone et peu captivant.