Un huis clos dans un appartement parisien, un magnifique duo d’acteurs bouleversants de finesse et d’authenticité pour un film poignant qui, au-delà d’une histoire singulière, interroge la solitude et la vulnérabilité des accompagnants et le droit pour tout un chacun de pouvoir choisir librement le moment de sa mort quand la fin de vie n'est plus conforme avec des conceptions personnelles de dignité et de liberté.
Et c'est sans doute parce que "de la vie à la mort il n'y a qu'un pas" qu'Emmanuelle Riva a eu envie de citer le poète et écrivain prussien, Heinrich von Kleist, lors de la remise du César de la meilleure actrice pour son interprétation : "Ami, ne néglige pas de vivre, car elles fuient les années, et le suc de la vigne ne nous embrasera pas longtemps".
Bon, en attendant la révision de la loi Léonetti ça me fait penser que je n’ai toujours pas fait ma déclaration anticipée de fin de vie ni désigné une personne de confiance. Il va falloir que je m’y colle.