Notes sur le film : Reboot que personne n’attendait, ni ne voulait, Anaconda est une pure comédie vaguement horrifique, où les personnages principaux, dont Jack Black et Paul Rudd, sont de très grands fans du film original, la nullité Anaconda, le prédateur (1997). Réalisé par un analphabète, Tom Gornican, qui ruine de nombreuses séquences par son incapacité à rendre intelligible la position des personnages dans l’espace – le b. a.-ba de la mise en scène -, comme par son manque total d’imagination dans les moments de « frousse », ce reboot est également parasité à plusieurs reprises par des coupes franches dans certaines séquences – morsure de Jack Black, puis scène du pipi -, pour ne pas écoper d’une classification trop sévère, qui aurait considérablement baissé les espérances financières du film au box-office – Anaconda est PG-13 aux États-Unis, ce qui ne gêne pas son marché cible, les ados.
Fantasmant une aura culte autour du film original – qui est connu, oui, mais nullissime, faut-il le rappeler -, Anaconda convoque deux figures du premier film dans leur propre rôle, et le retour de l’un d’eux (Ice-T) est mis en scène comme un évènement considérable... ce qui débouche sur une scène gênante de fan service à son égard au sein même du film. Or, le seul à convoquer était Jon Voigt, car sa performance hallucinante dans le film de 1997 vaut le détour, mais le comédien américain, âgé de 87 ans, manque à l’appel – aussi parce que le personnage est mort. Mais, peu importe la raison, son absence dans cet Anaconda est une bonne nouvelle : le voir au sein de ce film nous l’aurait peut-être rendu un peu plus sympathique, et sa facture ne le mérite pas.